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LA MAIN DE DIEU

Et Dieu reconnaîtra les siens (première époque : 1206-1209)
Jean-Louis Marteil

240 p. / 14,00 euros

Tome 1 : actuellement indisponible sur ce site.

Tome 2 :

Tome 3 :

Tome 4 :

ISBN : 9782916488653

Réédition, au rythme d’un volume tous les trois mois environ, de l’intégrale de la série Et Dieu reconnaîtra les siens, parue en 2002-2003.

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1 : La main de Dieu, novembre 2013

Extrait de La main de Dieu :

Béziers, le 22 juillet 1209.
« La journée durant, le sang et le feu se partagèrent la ville. Ce fut un épouvantable carnage. Les bêtes et les hommes s’embrasaient au passage de véritables tornades de flammes et le sang cuisait dans les caniveaux, dans les caves, ou s’échappait en torrents d’épouvante vers le bas de la ville. Les bras étaient gourds à force de frapper, les destriers pataugeaient dans une boue rougeâtre et collante, la fumée à l’odeur de mort tentait de masquer l’horreur en s’engouffrant dans les maisons, dans les couloirs, dans les rues... On hurlait sans pouvoir s’entendre car le bruit était terrible, les poutres des toits craquaient en s’effondrant, les murs grondaient en éclatant sous la chaleur et s’abattaient enfin, noirs et épars, sur quelque survivant ou sur quelque tueur à la recherche de rapine, et c’était comme si rien, jamais, n’avait été construit là... Dans l’armée de la croisade, nul, ou presque, ne douta que la main de Dieu venait de s’abattre sur la cité impie... »

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2 : Les Chiens de sang, novembre 2014

Extrait de Les Chiens de sang :

Castrum d’Auriac, le 10 septembre 1217.
« Alors le chevalier revint à Alix. Il poussa son destrier et s’approcha d’elle, suivi par ses quatre compagnons. "Madame ?" Elle sursauta et leva les yeux. Oui, elle le connaissait. Et l’avait par volonté oublié... Son visage se ferma. "Madame, me reconnaissez-vous ?" demanda-t-il. Comme elle gardait le silence, il ajouta : "Je suis de Toulouse. Je puis vous dire que le comte vous fit longtemps chercher...
- Du temps perdu pour la guerre, j’imagine", murmura-t-elle en baissant les yeux, "mais le lion va mourir..."
Le cavalier maîtrisa sa monture qui s’impatientait. Il pensa aux armoiries de Montfort.
"Le lion... Simon de Montfort ?"
Alix releva la tête vivement et le dévisagea avec des yeux si pleins de haine qu’il eut un léger mouvement de recul. "Il viendra des bannières à fleur de lys", reprit-elle. "Des milliers et des milliers... Comme si on avait dérangé un essaim de guêpes, il en viendra de partout..." »

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3 : L’ombre de la Croix, février 2015

Extrait de L’ombre de la Croix :

Toulouse, le 25 juin 1218.
« Ce fut comme si un frisson glacé parcourait l’armée, passait d’un homme à l’autre, atteignait même les chevaux, pareil à une contagion fulgurante. Arnaud de Villemur leva le bras et son gant d’acier lança un éclair. Ceux des chevaliers dont les heaumes possédaient une visière l’abaissèrent tous ensemble et il y eut un claquement sec. Les lances ensuite s’inclinèrent. Les pointes des gonfanons vinrent caresser la poussière du sol piétiné.
Enfin, tout au sommet de la porte Montgaillard, la bannière de Toulouse disparut, comme engloutie par la tour où, juste avant, elle flottait fièrement. Alors, le bras d’Arnaud de Villemur s’abaissa.
On entendit le choc sourd des mangonneaux lâchant leurs boulets et le sifflement d’épouvante d’une nuée de flèches dont l’épaisseur masqua un instant le soleil. Un cri, un seul cri, jaillit de toutes les poitrines... Et les palissades qui retenaient encore la horde sauvage s’abattirent d’un coup devant elle. »

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4 : La hache et le bûcher, mai 2015

Extrait de La hache et le bûcher :

Montségur, le 16 mars 1244.
« Hugues des Arcis hocha la tête. Il ne se sentait guère à son aise dans l’enceinte de ce castrum qu’il avait jusqu’à ce moment tant convoité : il venait y apporter la mort, la tristesse, et il n’était plus aussi sûr qu’avant d’en détenir le droit. Préférant éluder la question qui venait de lui être posée, il adopta un ton aussi neutre et officiel que possible pour déclarer à haute et intelligible voix :
"Je prends donc ce jour possession du castrum de Montségur au nom du roi et de l’Église. Selon les termes de la reddition, les hérétiques..." Il s’arrêta net et lança un regard vers les Bons Chrétiens. "... seront brûlés vifs au pied de la montagne et passeront ainsi dans... dans le feu du Tartare !" Il reprit sa respiration et parut un instant vouloir supplier Pierre-Roger de Mirepoix : "Est-il possible, monseigneur", fit-il en baissant la voix, "de croire que certains d’entre eux vont abjurer et sauver ainsi leur vie ?"
Pierre-Roger haussa les épaules, dédaigneux...
"Non", répondit-il. »

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